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18 octobre 2026

Périménopause: une étude sur 4.100 femmes révèle des symptômes très variés

66 %
C’est la hausse des chances, pour les femmes en périménopause, d’appartenir au groupe présentant la charge symptomatique la plus élevée, selon l’étude de l’hôpital Foch.

Plus d’une femme sur quatre souffre de troubles fréquents du sommeil

Parmi les signaux recensés figurent une fatigue accrue, des troubles du sommeil, un brouillard cérébral, une baisse de la libido, un sentiment de prise de poids, des douleurs articulaires et une sécheresse intime pouvant provoquer des douleurs. « Il y a quasiment autant de symptômes que de femmes », résume Alexandre Vallée, qui ajoute observer « une altération de la qualité de vie chez la majorité d’entre elles ».

Certains symptômes, comme les bouffées de chaleur et les problèmes de sommeil, sont majoritaires. Plus d’une femme interrogée sur quatre a des « troubles fréquents du sommeil ».

Pour le médecin, un sommeil perturbé en périménopause ne doit pas être automatiquement attribué aux bouffées de chaleur et aux sueurs nocturnes. Il existe selon lui « probablement » d’autres mécanismes, comme la baisse d’œstrogènes, les troubles anxieux ou la modification de l’architecture du sommeil.

Trois groupes de femmes comparés

Les analyses de l’étude Climatere portent sur 1.682 femmes non ménopausées, 486 femmes en périménopause et 1.972 femmes ménopausées. Selon les chiffres cités, 17 millions de femmes traversent actuellement en France une ménopause ou une périménopause.

Emilie, 49 ans: douleurs au poignet et une dizaine de kilos pris

Emilie fait partie des 4.100 répondantes. Cette Parisienne de 49 ans, en périménopause depuis quatre ans, pensait surtout aux bouffées de chaleur dont sa mère avait souffert. Elle constate aujourd’hui un « affaiblissement général » de son corps: « J’ai beaucoup moins de force musculaire et j’ai des douleurs articulaires. Rien que remplir un verre à l’aide d’une carafe me provoque d’intenses douleurs au poignet. »

Elle a pris une dizaine de kilos depuis ses 45 ans, elle qui a toujours été mince et athlétique. Elle a mis du temps à relier ses douleurs articulaires et sa prise de poids à la périménopause, jusqu’à ce qu’une amie lui explique que cela datait de cette période chez elle.

Près de 40 % des femmes interrogées ressentent une prise de poids importante. Alexandre Vallée précise qu’elles n’ont souvent presque pas pris de poids, mais que leur tour de taille a augmenté: il s’agirait davantage d’une modification de la composition et de la répartition corporelle.

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