Selon Sébastien, l’ancien chef de l’État l’aurait directement insulté par téléphone, irrité par ce qu’il considérait comme une provocation. Ce règlement de comptes remonterait en réalité à un passé politique plus ancien, Sébastien ayant toujours affiché son soutien à Jacques Chirac – rival historique de Sarkozy. Derrière la satire, le ressentiment couvait depuis longtemps.
Malgré cette altercation, l’animateur précise que les relations entre les deux hommes se sont ensuite apaisées, non sans ironie. Il salue même le courage de Patrick de Carolis, qui aurait résisté aux injonctions élyséennes. Pour lui, cette affaire illustre à quel point le pouvoir politique peut tenter d’influencer le paysage audiovisuel public. Une tentative d’ingérence qui, selon lui, a laissé des traces durables dans sa carrière.
Entre humour et combat, un homme debout

Patrick Sébastien n’est pas homme à se taire. Son parcours, semé d’obstacles et de ruptures, l’a forgé dans un esprit de résistance. Il continue de défendre une certaine idée de la liberté d’expression, fût-elle populaire, dérangeante, irrévérencieuse. Ses sketches, ses coups de gueule et ses refus des convenances ne sont pas des accidents, mais des actes de foi.
Aujourd’hui, il vit loin des grandes chaînes et des primes de prestige. Mais sa parole, plus rare, n’en est que plus percutante. Lorsqu’il évoque les coulisses d’une éviction orchestrée ou les cicatrices d’une vie à contre-courant, il ne cherche pas à plaire. Il témoigne. Et ce témoignage, brut et sans fard, dit beaucoup sur les rapports ambigus entre pouvoir, médias et artistes en France.
