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12 septembre 2026

«Pain pour le peuple, brioche pour vous» : la réquisitoire cinglant de Grégory Canal contre Anne Hidalgo

Sous les dorures de l’Hôtel de Ville, la tension était palpable. Alors que l’affaire des frais de représentation d’Anne Hidalgo secoue toujours la capitale, un vent de colère a soufflé au Conseil de Paris. Les critiques se sont abattues sur la maire et son entourage, accusés d’avoir confondu gestion publique et confort personnel.

Les murs de la mairie ont vibré ce mercredi, non pas sous le marteau du protocole, mais sous les attaques verbales. Près d’un mois après les révélations de Mediapart sur les dépenses de représentation d’Anne Hidalgo, l’affaire est revenue au cœur du débat municipal. Autour de la maire, plusieurs élus d’arrondissement sont eux aussi épinglés pour des frais de fonctionnement jugés extravagants, atteignant parfois plusieurs dizaines de milliers d’euros. Dans ce climat explosif, Grégory Canal, conseiller du 15e arrondissement et membre du groupe de Rachida Dati, a pris la parole pour dénoncer une dérive qu’il qualifie de “morale dévoyée”.

Des dépenses jugées indécentes

« Madame la Maire, charité bien ordonnée commence par soi-même », a lancé Canal d’un ton cinglant, avant de pointer du doigt la lenteur d’Anne Hidalgo à publier ses propres notes de frais. Il l’accuse d’avoir tardé quatre ans à livrer ces documents aux associations citoyennes, tout en livrant ceux des maires d’arrondissement à la presse “en quelques heures”. Selon les chiffres évoqués, la maire aurait dépensé au moins 75 000 euros en vêtements et accessoires de luxe : des robes Dior à 6 320 €, un manteau Burberry à 3 067 €, ou encore une blouse à plus de 1 000 €. Des révélations qui, selon l’élu, « font vaciller la crédibilité morale » de la municipalité.

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