Depuis, il enchaîne les succès avec des rôles marquants dans « Samba », « Demain tout commence », « X-Men », « Jurassic World » ou encore « Le Chant du loup ». Une popularité immense qui a dépassé les frontières françaises, mais qui a aussi profondément changé son quotidien familial.
Un exil volontaire pour protéger sa famille
Aujourd’hui installé aux États-Unis, Omar Sy a choisi l’Atlantique comme barrière entre sa célébrité et son intimité familiale. Dans une interview accordée à France Inter, l’acteur expliquait ce choix sans détour : « Avec Intouchables, la notoriété a explosé et j’ai vu les répercussions sur mon entourage, surtout sur mes enfants. Ça m’a inquiété. »
En Californie, il vit plus discrètement. Il y retrouve un certain équilibre et la possibilité d’évoluer sur des tournages prestigieux sans l’ombre oppressante des projecteurs constants. « C’est hyper jouissif, je suis comme un gamin, vraiment », avoue-t-il avec une sincérité désarmante. Une passion intacte pour le jeu, qu’il décrit comme un plaisir pur, presque enfantin, qu’il ne peut vivre que de manière entière.
Le Sénégal : la terre qui l’a façonné
Mais si l’acteur mène aujourd’hui une vie entre studios américains et tranquillité familiale, il reste profondément attaché à ses origines. Fils d’un père sénégalais et d’une mère mauritanienne, Omar Sy a plusieurs fois évoqué l’impact fondamental de ses racines sur son identité. C’est notamment lors du tournage du film Yao, en 2019, qu’il a pu revivre un lien fort avec le Sénégal.
« Ce voyage à 19 ans avec mon père a changé ma vie », confiait-il au site infodujour.fr. Ensemble, ils ont traversé le pays en voiture, partageant des récits familiaux et des souvenirs intimes. Un moment clé dans la construction de l’homme qu’il est devenu : « Ce moment passé avec mon père, sur ses terres, avec ses mots, sa mémoire… c’était important. Ça m’a profondément modifié. »
Une émotion intacte face à ses racines
Huit ans plus tard, de retour au Sénégal pour le tournage, Omar Sy a retrouvé ce pays avec des yeux nouveaux, mais la même sensibilité. Il confiait avoir été touché par l’accueil, la chaleur humaine, la douceur du peuple sénégalais. « C’est de l’amour, et j’aime ça quand on m’en donne, alors je prends », disait-il, ému.
Il évoque aussi avec admiration le lent mais harmonieux mouvement de modernisation du pays, qui selon lui n’efface pas les traditions, mais les intègre avec sagesse. Un équilibre qu’il trouve inspirant, et qui le pousse à revenir régulièrement se ressourcer dans cette terre de cœur.


