Suivez-nous
13 septembre 2026

« On réentend les cris » : un mois après l’incendie de Crans-Montana, le témoignage poignant de Rose, une jeune victime de 18 ans

Christophe, père d’un adolescent de 17 ans décédé dans l’incendie, retourne régulièrement à Crans-Montana. Il cherche dans ces lieux un lien invisible avec son fils, comme une manière de maintenir une proximité symbolique. « C’est là qu’il est parti et il aimait cette station », explique-t-il. Chez lui, la chambre de son fils est restée intacte. « J’ai encore son bol de céréales là où il était. Pour l’instant, je n’ai rien envie de toucher. »

Colère, incompréhension et zones d’ombre dans l’enquête

À la détresse s’ajoute désormais la colère. Les familles, épaulées par leurs avocats, dénoncent des défaillances graves qui auraient pu être évitées. Les premiers éléments de l’enquête évoquent une gestion défaillante des risques d’incendie, ainsi que des manquements aux contrôles administratifs obligatoires.

Les gérants de l’établissement ont été entendus, mais de nombreuses questions restent sans réponse. Parmi elles, la disparition d’images de vidéosurveillance, qui nourrit les soupçons et entretient l’incompréhension. Pour les proches des victimes, la quête de vérité devient une nécessité pour espérer, un jour, amorcer un deuil.

Un mois après les flammes, le drame de Crans-Montana continue de consumer les vies, bien au-delà de la nuit fatale. Entre cicatrices physiques, traumatismes psychiques et chagrin inconsolable, survivants et familles avancent difficilement.

Publicité
Partager sur Facebook