Même fermeté du côté de Coopérative U. Son dirigeant, Dominique Schelcher, refuse toute importation de produits agricoles ne respectant pas les standards français. Il insiste sur l’incompatibilité entre certaines pratiques sud-américaines et les exigences sanitaires ou sociales imposées aux agriculteurs français, dénonçant une concurrence jugée déloyale.
Les inquiétudes persistent du côté des industriels
Si les rayons des supermarchés semblent, à ce stade, protégés, une zone grise demeure concernant les produits transformés. Les distributeurs redoutent un manque de transparence dans la composition des plats préparés ou des menus de restauration collective. Comme le souligne Le Parisien, Dominique Schelcher reconnaît ne pas pouvoir contrôler chaque ingrédient utilisé par les industriels.
Thierry Cotillard pose, lui aussi, une interrogation clé : si les distributeurs refusent d’acheter directement ces produits à l’étranger, quelle sera la stratégie des industriels ? Cette incertitude nourrit les craintes d’une entrée indirecte des denrées issues du Mercosur dans la chaîne alimentaire française, malgré les engagements affichés en amont.
