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29 juillet 2026

« On n’a plus la même résistance »: ces grands-parents qui boudent la garde des petits-enfants en vacances

Ce constat est d’autant plus marquant que les rythmes de vie ont évolué. Les parents travaillent davantage, parfois à des horaires atypiques, tandis que les grands-parents prolongent leur vie sociale. Le temps où la garde des petits-enfants était une évidence semble bel et bien révolu.

Des parents désemparés face au désengagement

Clément, père de deux enfants de 4 et 8 ans, illustre cette difficulté. Faute de solution, il a décidé de les emmener avec lui. « Ce n’est pas les grands-parents, parce que pile ce week-end, ils avaient danse », raconte-t-il, un brin amer. Pour lui, ce refus est perçu comme un désintérêt : « C’est égoïste, et quand ils les gardent, ce n’est pas avec plaisir, c’est par obligation. »

Une situation qui crée des tensions dans certaines familles. Là où la solidarité intergénérationnelle semblait naturelle, la fatigue, l’envie de liberté et la distance géographique sont désormais des freins majeurs.

Un changement de modèle familial assumé

Selon plusieurs sociologues, cette évolution traduit une transformation sociétale profonde. Les grands-parents d’aujourd’hui refusent d’endosser un rôle imposé par les générations précédentes. Ils ont élevé leurs enfants, travaillé toute leur vie, et estiment avoir gagné le droit de profiter pleinement de leur temps.

« Ils ont fait des enfants, pas des petits-enfants », résume un expert cité par RMC. Une formule percutante qui illustre la redéfinition du lien familial à l’heure où chaque génération revendique son indépendance.

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