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26 août 2026

« On m’a dit que j’avais tort de me plaindre » : l’ex-jardinier de la présidence dénonce un « abus de pouvoir », l’Élysée répond

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Nichée dans le parc du château de Versailles, La Lanterne est traditionnellement synonyme de retraite feutrée pour les présidents français. Mais depuis les révélations de Lucas G., jardinier en poste de 2022 à 2025, ce pavillon discret est désormais associé à des accusations lourdes : insalubrité, négligence, mise à l’écart.

Dans un témoignage accordé à Marianne, Lucas G. décrit des conditions de travail jugées « indignes », évoquant notamment « un vestiaire qui prenait l’eau, sans chauffage, sans toilettes, ni douches ». Selon lui, il était contraint d’uriner dans les sous-bois, une situation qu’il considère inacceptable pour un site placé sous la responsabilité de la présidence de la République.

Une hiérarchie restée sourde, selon le jardinier

L’agent de 33 ans, passionné par son métier, affirme avoir multiplié les alertes internes, sans réponse satisfaisante. Il dit même avoir tenté de contacter Brigitte Macron directement, par courrier, sans jamais recevoir d’accusé de réception ni de retour.

Après plusieurs réaffectations, Lucas G. aurait finalement été renvoyé à la mairie de Villeurbanne, son administration d’origine, en mars 2025. Une décision qu’il perçoit comme une mise à l’écart punitive, déclenchant le dépôt d’un recours auprès du tribunal administratif de Paris pour “abus de pouvoir”.

L’Élysée contre-attaque : un récit remis en cause

Face à ces accusations, l’Élysée n’a pas tardé à répondre, contestant fermement les affirmations de l’ancien agent. Dans un communiqué transmis à Voici.fr, la présidence précise que Lucas G. n’a pas été licencié, mais que sa mise à disposition était prévue jusqu’en mars 2025, date à laquelle il a simplement regagné son poste municipal.

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