Même tonalité chez l’avocat Charles Consigny, qui estime que l’État doit assurer la sécurité de ses citoyens, tout en plaidant pour un remboursement intégral des frais engagés. “Même si cela représente 100 000 euros par personne, ils doivent payer jusqu’au dernier centime”, martèle-t-il, visant explicitement certaines figures médiatiques.
Réplique et justification des intéressés
Face aux critiques, Maeva Ghennam a tenu à préciser qu’aimer Dubaï ne signifiait pas renier la France. Elle affirme s’acquitter de ses obligations fiscales et rejette toute accusation de trahison. La jeune femme dénonce également les moqueries visant ceux qui traversent une période d’angoisse, rappelant que personne ne choisit de vivre sous la menace de missiles.
Sa situation personnelle complique encore les choses : visée en 2025 par une interdiction de quitter le territoire émirati à la suite d’une altercation, elle ignore si elle pourrait bénéficier d’un éventuel rapatriement. Une incertitude supplémentaire dans un contexte déjà anxiogène.
Solidarité nationale ou procès d’intention ?

La polémique ne fait toutefois pas l’unanimité. L’animatrice Joëlle Dago-Serry défend une position plus conciliante, rappelant que la France a déjà procédé à des rapatriements dans des situations bien plus controversées. Pour elle, la nationalité implique une protection, indépendamment du statut social ou du niveau de revenus.
Elle dénonce un acharnement disproportionné contre les influenceurs, estimant que leur visibilité amplifie simplement une détresse partagée par de nombreux anonymes. Derrière les figures médiatiques, il y a aussi des familles, des salariés et des enfants confrontés à une crise géopolitique imprévisible.
Une priorité diplomatique affirmée
De son côté, l’ambassade de France aux Émirats arabes unis a rappelé que les départs restent impossibles tant que l’espace aérien demeure fermé. Les autorités exhortent les ressortissants à respecter strictement les consignes de sécurité : rester à domicile, éviter les zones ouvertes et se tenir à l’écart des fenêtres.
Au Quai d’Orsay, le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a réuni une cellule de crise, réaffirmant que la sécurité des Français à l’étranger constituait une “priorité absolue”. Près de 1,8 million de ressortissants vivent hors du territoire national, rappelant l’ampleur des enjeux lorsque survient une crise internationale.
