Une décision judiciaire prise quelques jours avant les faits

Le 31 juillet 2023, Daniel Malagut avait quitté librement les locaux de la gendarmerie, à l’issue de la procédure engagée à son encontre.
Le parquet d’Auch avait retenu une orientation vers une composition pénale, procédure constituant une alternative aux poursuites judiciaires classiques. Une convocation avait été fixée au mois de novembre suivant.
Cette décision intervenait alors que les menaces dénoncées par Sylvie Sanchez avaient été reconnues par son ancien compagnon devant les enquêteurs.
Mais seulement trois jours après sa sortie de gendarmerie, la situation a connu une issue tragique. Le 3 août 2023, Sylvie Sanchez a été tuée par Daniel Malagut.
Une famille qui s’interroge sur les mesures de protection
Depuis les faits, les proches de Sylvie Sanchez cherchent à comprendre pourquoi les démarches entreprises n’ont pas permis d’empêcher sa mort.
Son neveu, Michael Sanchez, exprime notamment une interrogation persistante : « Qu’est-ce qu’elle aurait pu faire de plus ? » Une question qui résume les préoccupations de la famille concernant les différentes alertes lancées par la victime.
Me Fabien Arakelian, avocat de plusieurs membres de l’entourage de Sylvie Sanchez, considère que les éléments signalés avant le 3 août auraient dû permettre de mesurer la gravité de la situation.
L’avocat qualifie cette affaire de « chronique d’un féminicide annoncé », en référence aux menaces répétées, à la plainte déposée et aux inquiétudes exprimées par la victime avant les faits.
