L’amibe peut pénétrer dans l’organisme lorsque de l’eau contaminée remonte dans le nez, principalement pendant une baignade, un plongeon ou une activité pratiquée sous la surface. Elle se déplace ensuite le long des voies nerveuses jusqu’au cerveau, où elle peut détruire les tissus et provoquer un gonflement majeur.
L’infection qui en résulte porte le nom de méningo-encéphalite amibienne primitive. Ses premiers symptômes peuvent inclure des maux de tête, de la fièvre, des nausées et des vomissements. L’évolution peut ensuite entraîner une raideur de la nuque, une confusion, des troubles de l’équilibre, des convulsions ou une perte de connaissance.
La maladie progresse généralement très rapidement. Les premiers signes apparaissent habituellement dans les jours suivant l’exposition, mais ce délai peut varier. Le diagnostic est particulièrement difficile, car les manifestations initiales peuvent ressembler à celles d’une méningite bactérienne.
Contrairement à ce que son surnom pourrait laisser penser, l’amibe ne recherche pas activement les êtres humains. Les infections se produisent dans des circonstances particulières lorsque de l’eau contenant l’organisme entre directement dans les fosses nasales.
Une infection extrêmement rare
Les contaminations par Naegleria fowleri restent exceptionnelles. D’après les données sanitaires américaines, environ 180 cas ont été recensés aux États-Unis entre 1937 et 2025, soit généralement quelques infections seulement par an.
La Louisiane n’avait enregistré que trois cas connus au cours de cette période. Malgré cette rareté, la méningo-encéphalite amibienne primitive est particulièrement redoutée en raison de son taux de mortalité extrêmement élevé. Seule une très faible proportion des personnes diagnostiquées aux États-Unis a survécu.
Les infections sont principalement observées durant les périodes de forte chaleur, lorsque la température des lacs et des rivières augmente. Naegleria fowleri ne se développe pas dans l’eau salée ni dans les piscines correctement entretenues et suffisamment chlorées.

