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11 septembre 2026

«Notre main est tendue» : Manon Aubry appelle la gauche à se rallier derrière Mélenchon pour viser le second tour

LFI considère être déjà entrée en campagne

« Je n’ai aucun problème à rencontrer les autres formations politiques de gauche, mais la question c’est : pourquoi faire ? », a expliqué Manon Aubry. Selon elle, les réunions n’ont d’intérêt que si elles s’accompagnent d’un candidat, d’un programme et d’objectifs précis.

L’eurodéputée affirme que La France insoumise est déjà engagée dans la bataille présidentielle autour de Jean-Luc Mélenchon. Elle avance notamment le chiffre de plus de 345 000 parrainages citoyens réunis en faveur de sa candidature.

Une « main tendue », mais sous certaines conditions

Manon Aubry assure néanmoins que LFI reste disposée à travailler avec certaines composantes de la gauche. Elle évoque la possibilité d’une « nouvelle alliance populaire » réunissant les forces du Nouveau Front populaire partageant une ligne de rupture avec le macronisme.

Cette ouverture ne signifie toutefois pas que le mouvement souhaite participer à de longues négociations. « On n’a pas de temps à perdre dans des palabres », prévient-elle, visant notamment les discussions en cours chez les socialistes et les écologistes.

« Nous, on discute du prochain président de la République »

Pour Manon Aubry, la priorité doit désormais être la conquête du pouvoir en 2027, plutôt que les débats internes aux différentes formations politiques. LFI entend ainsi défendre sa propre stratégie tout en laissant la porte ouverte à ceux qui souhaiteraient la rejoindre.

L’eurodéputée résume cette différence de méthode par une formule particulièrement offensive : « Pendant que certains discutent de qui va être leur prochain premier secrétaire, nous, on discute du prochain président de la République. »

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