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22 juillet 2026

Najat Vallaud-Belkacem dans le viseur du comité déontologique de la Cour des comptes

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Derrière les débats techniques et les règles de déontologie, c’est toute la question de la neutralité des hauts fonctionnaires qui se trouve relancée, dans un climat alourdi par les tensions partisanes et les attaques personnelles.

Dès sa prise de fonction à la Cour des comptes en juillet, l’ancienne ministre s’était retrouvée exposée à un feu nourri de critiques. Accusations de parachutage, soupçons de favoritisme et attaques à peine voilées, parfois teintées de relents racistes, avaient accompagné son arrivée au palais Cambon. Pierre Moscovici, alors ferme dans son soutien, rappelait qu’elle avait franchi toutes les étapes d’un recrutement indépendant.

Les premières polémiques sur ses mandats extérieurs

Lorsque Najat Vallaud-Belkacem avait fait part de son intention de cumuler ses fonctions de conseillère maître avec la présidence de France terre d’asile et son mandat régional, la controverse s’était amplifiée. Pierre Moscovici avait publiquement défendu sa latitude à mener une activité politique, rappelant uniquement l’obligation de réserve imposée à tous les magistrats financiers. Une défense assortie d’une mise en garde : ne pas empiéter sur ses responsabilités institutionnelles.

Le tournant de novembre : Moscovici change de ton

Trois mois plus tard, la posture du président de la Cour des comptes s’est durcie. Il vient de saisir le comité déontologique, estimant que les prises de position récentes de la conseillère posent question au regard des exigences accrues de neutralité définies en 2023. Ce revirement marque une rupture nette avec la protection dont elle avait jusque-là bénéficié.

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