Une prise de parole jugée trop engagée
À la sortie du rapport, Najat Vallaud-Belkacem avait détaillé sa position, dénonçant « un gâchis humain et financier » et plaidant pour une politique migratoire « efficace et fidèle à nos principes ». Une communication assumée, mais effectuée sans en informer la Cour des comptes, ce que Moscovici considère problématique. Selon lui, ce type de déclaration peut apparaître « décalé », surtout dans un contexte où les équilibres budgétaires sont scrutés de près.
Les critiques externes n’ont pas manqué : Marine Le Pen et Laurent Wauquiez ont chacun adressé au président de la Cour des comptes des courriers dénonçant l’engagement public de l’ex-ministre. Pierre Moscovici insiste cependant sur un point : la procédure déontologique engagée n’est pas la conséquence de ces interventions politiques, mais bien d’un manquement aux règles internes de l’institution.
