Face aux arguments en faveur de la préservation du service public pour des raisons culturelles ou patrimoniales, l’eurodéputée a opposé une lecture économique et technologique. Elle a estimé que le contexte ayant justifié la création de l’audiovisuel public n’est plus d’actualité. À une époque où seuls les États disposaient des moyens nécessaires pour lancer des chaînes, ce modèle avait, selon elle, une légitimité. Désormais, avec les outils numériques accessibles, la création de contenus audiovisuels est largement démocratisée, rendant obsolète l’investissement public massif dans ce domaine.
Une critique des priorités budgétaires de l’État
Au-delà de la question structurelle, Sarah Knafo a élargi son propos à la gestion des finances publiques. Elle a évoqué des situations dans lesquelles certains agents de l’État, notamment dans les forces de sécurité, doivent faire face à des conditions matérielles difficiles, pour illustrer ce qu’elle considère comme un déséquilibre dans les priorités budgétaires. Dans ce contexte, elle a affirmé que le financement d’émissions comme Taratata ou Fort Boyard ne relève pas, selon elle, des missions essentielles de l’État. Cette prise de position s’inscrit dans une critique plus large de l’allocation des ressources publiques.
