L’enjeu est double : ne pas perdre le centre et éviter l’éparpillement des voix, scénario qui a déjà coûté cher à la droite parisienne par le passé.
Une droite éclatée entre plusieurs pôles

À cette équation s’ajoute la présence de Pierre-Yves Bournazel, soutenu par Horizons et indirectement par la majorité présidentielle. Crédité de 14 %, il contribue à fragmenter davantage le vote à droite.
Rachida Dati n’a pas hésité à critiquer cette stratégie, visant aussi Édouard Philippe, qu’elle accuse de favoriser sa défaite.
Le spectre du précédent de 2001
Dans les échanges, revient souvent le souvenir de 2001, lorsque la division de la droite avait ouvert la voie à Bertrand Delanoë, puis à Anne Hidalgo. Rachida Dati rappelle ce précédent pour souligner les risques actuels. La crainte d’un scénario similaire pèse lourdement dans les calculs stratégiques.
Pour plusieurs cadres de droite, l’enjeu dépasse Paris. La manière dont ces divisions seront gérées pourrait avoir des répercussions sur les échéances nationales à venir, notamment la présidentielle.
