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13 septembre 2026

Municipales 2026 : pourquoi les Écologistes risquent de perdre la plupart de leurs villes

Coincé entre socialistes revigorés et insoumis offensifs, le parti vert aborde les municipales de 2026 dans une position délicate, où chaque bastion paraît menacé.

La vague verte de 2020 avait marqué les esprits. Après Grenoble en 2014, les écologistes s’étaient imposés à Lyon, Bordeaux, Strasbourg, Besançon, Poitiers ou encore Annecy. Une décennie d’implantation locale semblait alors s’ouvrir, portée par une aspiration écologique forte dans l’électorat urbain.

En 2026, le contexte est radicalement différent. Les Écologistes apparaissent désormais pris en étau dans un face-à-face à gauche entre socialistes et insoumis, qui laisse peu d’espace à leur expression autonome au premier tour.

Des sondages préoccupants dans plusieurs grandes villes

À Lyon, le maire sortant Grégory Doucet est donné nettement distancé. Un sondage OpinionWay pour Lyon Mag crédite Jean-Michel Aulas de 47 % des intentions de vote, contre 25 % seulement pour l’édile écologiste. Un écart qui illustre la difficulté des Verts à conserver leur ancrage local face à des figures issues du monde économique ou politique traditionnel.

La situation est tout aussi délicate à Strasbourg pour Jeanne Barseghian. Selon une étude Elabe relayée par BFMTV, elle ne recueillerait que 16 % des voix, à égalité avec Jean-Philippe Vetter (LR) et loin derrière l’ancienne maire socialiste Catherine Trautmann, créditée de 29 %. La multiplication des listes à gauche et à droite rend l’issue du scrutin incertaine.

Des stratégies d’alliances fragiles à Besançon et Poitiers

À Besançon et Poitiers, les maires sortantes Anne Vignot et Léonore Moncond’huy font face à la même équation. Leur maintien dépend largement de leur capacité à devancer le Parti socialiste au premier tour, condition indispensable pour espérer bénéficier de reports de voix au second.

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