Il enchaîne les programmes à succès comme Les Rendez-vous du Dimanche, Stars 90 ou encore Champs-Élysées. Mais c’est avec Vivement dimanche, lancé en 1998, que Michel Drucker devient une véritable institution. Un canapé rouge, une plante verte, un invité phare… et un style inimitable. Un mélange de bienveillance, de nostalgie, et de confidences maîtrisées qui a séduit des millions de Français.
Élise Lucet, l’irréductible de l’investigation

En face, Élise Lucet incarne une tout autre facette du journalisme télévisé. Réputée pour ses enquêtes musclées dans Cash Investigation ou Envoyé Spécial, elle bouscule les puissants, pose les questions qui dérangent et dérange ceux qui ne veulent pas répondre.
Sa carrière commence en Normandie, sur FR3 Caen, avant de prendre de l’envergure à France 2. Présentatrice de journaux télévisés, puis icône de l’investigation, Lucet s’impose comme l’une des dernières grandes figures du journalisme à la française, aux côtés de noms comme Edwy Plenel. Son engagement, sa rigueur et sa détermination la tiennent à distance des formats plus légers ou promotionnels. Ce qui, justement, explique peut-être un certain malaise.
Un refus répété et mal digéré

Dans son ouvrage Avec le temps, publié en 2025, Michel Drucker revient avec franchise sur ses relations avec ses confrères. Il évoque ses liens d’amitié avec des figures connues comme Jean-Pierre Foucault, Cyril Hanouna ou encore Thierry Ardisson. Mais une absence retient particulièrement son attention : celle d’Élise Lucet.
« Le seul regret que j’ai, c’est qu’elle n’a pas accepté d’être sur mon canapé de Vivement dimanche », écrit-il avec une pointe d’amertume. Malgré plusieurs invitations, la journaliste aurait toujours décliné, sans justification précise. Un affront symbolique pour Drucker, qui a toujours mis un point d’honneur à recevoir les personnalités marquantes du paysage médiatique.
