
L’affaire, sordide et incompréhensible, met en lumière un univers de marginalité marqué par la drogue, la violence et la précarité. Le 13 décembre 2022, l’alerte est donnée : Moustafa Adbib, pensionnaire d’un foyer pour personnes isolées placé sous curatelle renforcée, n’a plus donné signe de vie depuis trois jours. Quelques heures plus tard, son corps est découvert au nord de Metz, gisant près de la rivière. Le constat est glaçant : la victime est découpée, ses cuisses sectionnées, ses fémurs brisés, son visage tuméfié et son cou marqué par des traces de strangulation. Les experts concluent à une mort causée par de violents coups portés à la tête.
L’accusé principal : Djalal Bouguettouche
Devant la cour d’assises, Djalal Bouguettouche, né en 1995, est seul poursuivi pour meurtre. Selon l’accusation, il aurait roué de coups Moustafa Adbib « sans raison apparente » dans l’appartement d’un autre marginal, Julien Michel, lui-même sous curatelle. Déjà connu de la justice, Bouguettouche sortait d’un séjour en prison pour violences avec arme… contre ce même Julien Michel, qu’il aurait contraint à l’héberger à nouveau.
L’horreur ne s’arrête pas là : après le passage à tabac mortel, Bouguettouche aurait obligé Julien Michel à découper le cadavre avant de le jeter dans la Moselle.
Deux autres accusés pour complicité indirecte

Si Bouguettouche nie toujours les faits, les deux autres prévenus, Julien Michel et Philippe Lopes, corroborent la thèse de l’accusation.
