Suivez-nous
18 octobre 2026

Météo en yo-yo: des bouffées de grippe et de Covid dès septembre

Pour Matthieu Sorel, climatologue à Météo-France, « les saisons qu’on a actuellement ne ressemblent en rien aux saisons qu’on avait quand on était enfant ». Il décrit « un hiver qui n’est plus très froid et un été beaucoup plus chaud qui s’étale de plus en plus sur la fin du printemps et le début de l’automne », une « tendance de fond » liée au changement climatique.

Le moustique-tigre a colonisé la quasi-totalité des départements

Pour la virologue Anne Goffard, enseignante-chercheuse au CHU de Lille, « le dérèglement climatique a déjà un impact en France ». Elle cite l’apparition de maladies qui n’existaient pas sur le territoire: la dengue, le chikungunya et, plus rarement, des infections au virus Zika.

Elle relie ce phénomène à l’implantation durable du moustique-tigre, favorisée par des températures moyennes plus élevées. Absent de l’Hexagone jusqu’au début des années 2000, il a désormais colonisé la quasi-totalité des départements.

La tendance devrait se poursuivre: « Dans quatre ou cinq ans, il sera probablement présent partout », anticipe la virologue.

4 à 5 ans
C’est le délai dans lequel Anne Goffard anticipe que le moustique-tigre sera probablement présent partout en France.

Grippe et Covid: des bouffées épidémiques dès la rentrée de septembre

L’arrivée de maladies tropicales ne fait pas disparaître les virus d’hiver. « On n’a pas vu disparaître les autres infections virales, elles viennent plutôt se rajouter », résume Anne Goffard. De petites bouffées épidémiques de grippe ou de Covid ont été observées dès septembre, malgré des températures proches de 30 °C.

La grippe l’a surprise: « en général ce n’est pas avant novembre, voire décembre certaines années », dit-elle, en soulignant que le virus est très lié au froid. Pour le Covid et le rhume, rien d’étonnant selon elle: à la rentrée scolaire, la vie en collectivité dans des locaux pas toujours bien aérés fait circuler le virus « à toute vitesse ».

Quant aux hivers plus doux, ils n’offrent pas de répit, d’après la virologue: « Il suffit d’une petite baisse de température pour que le virus circule. Sur les virus respiratoires, le fait que les hivers soient moins froids ne va pas changer grand-chose ».

Publicité

Articles suggérés

Partager sur Facebook