Lorsque ces systèmes atteignent nos côtes, ils sont généralement devenus des « tempêtes ex-tropicales », autrement dit des perturbations atmosphériques classiques, certes puissantes, mais dont la structure diffère de celle des ouragans tropicaux.
Des exemples de tempêtes destructrices… mais différentes
Même affaiblies, ces tempêtes peuvent faire des ravages. La tempête de 1999 (Martin et Lothar), par exemple, a causé d’immenses dégâts matériels en France, notamment dans l’ouest et le centre du pays. Cependant, elles n’avaient ni la structure ni la dynamique d’un ouragan tropical.
Elles peuvent engendrer des vents violents, des inondations, voire des coupures d’électricité à grande échelle, mais leur trajectoire et leur durée les distinguent des cyclones tropicaux.
Un risque théorique… mais peu probable

Malgré l’évolution du climat, le risque de voir un ouragan frapper directement la France continentale demeure très faible. C’est ce qu’affirme Stella Bourdin, climatologue à l’Université d’Oxford, interrogée par le journal Sud-Ouest. Selon elle, « un ouragan en France serait un évènement surprenant et exceptionnel ».
Elle insiste aussi sur un point crucial : les tropiques ne semblent pas s’étendre jusqu’aux latitudes françaises. Ce facteur climatique naturel agit comme une frontière empêchant les cyclones tropicaux de se former ou de se maintenir au-delà d’une certaine zone.
Un scénario peu probable d’ici à 2100
D’ici à la fin du siècle, les modèles climatiques n’annoncent pas de basculement radical du risque pour la France, bien que les tempêtes ex-tropicales puissent devenir plus intenses. La chercheuse précise que si un tel phénomène devait survenir, il s’agirait d’un cas extrême, non représentatif d’une tendance généralisée.
