La promesse d’une loi spécifique marque toutefois une escalade rhétorique. Elle pose la question des outils juridiques mobilisables pour démanteler ou redistribuer des actifs privés, dans un cadre constitutionnel et européen particulièrement encadré. Les modalités concrètes d’une telle réforme restent, à ce stade, imprécises.
Une conférence réservée aux “nouveaux médias”
L’événement lui-même a illustré la défiance croissante entre le leader insoumis et une large partie de la presse nationale. D’après Libération, seule une sélection de médias qualifiés de “nouveaux médias” a été conviée à la conférence. Parmi eux figuraient Reporterre, Blast, Le Média, Les Jours, HuffPost ou encore Mediapart.

Des influenceurs et créateurs de contenus en ligne étaient également présents. À l’inverse, la majorité des médias nationaux traditionnels, y compris certains réputés proches de la gauche, ont été tenus à l’écart, bien qu’informés de la tenue de l’événement par communiqué.
Un climat de défiance durable
Cette séquence confirme l’intensification des tensions entre Jean-Luc Mélenchon et plusieurs grandes rédactions. Les critiques récurrentes du leader insoumis à l’encontre de certains éditorialistes et groupes audiovisuels s’inscrivent dans une stratégie plus large de dénonciation d’un système médiatique qu’il juge verrouillé.
En annonçant une réforme radicale de la propriété des médias, il transforme cette critique en engagement programmatique, à haute portée symbolique à l’approche de 2027. Reste à savoir si cette promesse trouvera un écho au-delà de son électorat traditionnel, ou si elle nourrira, au contraire, les accusations d’atteinte à la liberté d’entreprendre et à l’indépendance de la presse.
