Le produit peut provoquer différents troubles et affecter notamment le système nerveux. Des consommations importantes ou régulières sont susceptibles d’entraîner des complications neurologiques, mais également des problèmes cardiovasculaires et une dépendance.
Les autorités marseillaises observent par ailleurs une présence croissante de bonbonnes abandonnées dans l’espace public. La préfecture de police des Bouches-du-Rhône explique qu’il reste difficile de mesurer précisément l’ampleur du phénomène, le protoxyde d’azote n’étant pas détecté lors des contrôles classiques visant l’alcool ou les stupéfiants.
Les forces de l’ordre constatent néanmoins régulièrement la présence de contenants sur la voie publique, mais également à l’intérieur de certains véhicules impliqués dans des accidents.
Des restrictions renforcées dans les Bouches-du-Rhône
Les autorités alertent particulièrement sur la perception du produit par certains consommateurs. Ses effets euphorisants étant généralement très brefs, certains utilisateurs peuvent sous-estimer les risques associés à son inhalation.
Dans les Bouches-du-Rhône, des mesures ont été adoptées pour limiter son utilisation détournée. Depuis novembre 2025, un arrêté préfectoral interdit notamment la détention, le transport ainsi que la consommation de protoxyde d’azote lorsqu’ils sont destinés à un usage récréatif.
La réglementation encadre également sa commercialisation. La vente ou l’offre de protoxyde d’azote dans les débits de boissons et de tabac est interdite, avec une amende pouvant atteindre 3 750 euros en cas d’infraction.
Lors des contrôles menés dans certains commerces, notamment les épiceries, la préfecture demande désormais aux agents de vérifier la présence éventuelle de protoxyde d’azote. Lorsqu’une telle infraction est associée à d’autres manquements, une fermeture administrative de l’établissement peut également être demandée.

