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11 octobre 2026

Marseille: lycéen de 17 ans frappé par un CRS, il porte plainte

« On est partis en courant pour éviter les coups, un CRS m’a attrapé et un autre derrière m’a mis un coup de matraque », poursuit-il. Blessé, il a été transporté à l’hôpital, où il a reçu six points de suture à la tête.

6 points de suture
C’est le nombre de points de suture que Enzo, 17 ans, a reçus à la tête après son transport à l’hôpital.

Une enquête ouverte quelques heures après la diffusion des vidéos

La scène a été filmée, puis diffusée sur les réseaux sociaux. Pierre De Nardo, professeur d’anglais de l’établissement, faisait partie de la chaîne humaine. « On est tous choqués, quand on voit les forces de l’ordre se mettre à plusieurs sur un élève pour le tabasser, c’est choquant », dit-il.

L’enseignant ajoute que la vidéo permet d’entendre le coup. Des témoins et de nombreuses vidéos ont conduit à l’ouverture d’une enquête quelques heures après les faits, confiée à l’IGPN.

Me Loret, l’un des avocats d’Enzo, assure que la famille l’a appris par la presse. Il avance une explication: « je pense que le procureur de la République n’avait pas d’autre choix car la vidéo circulait partout sur les réseaux sociaux et dans différents médias, et c’était accablant pour le policier mis en cause ».

Une seule sommation avant la charge, affirme l’avocat d’Enzo

Pour Me Loret, le coup porté est inexplicable. Il affirme que « les CRS auraient fait une première sommation » et rappelle que le délit n’est constitué qu’à partir de deux sommations.

L’avocat soutient aussi que le contexte exclut toute justification: « ce coup intervient dans un contexte qui ne laisse aucun doute sur le fait qu’il n’y avait aucune justification à cet acte-là. Il n’avait rien sur lui qui laissait penser qu’il était en train de commettre une infraction. »

Un extincteur est visible dans la vidéo. Enzo explique qu’il appartenait à un camarade: « Il l’a fait tomber. Il l’avait au cas où le blocage dégénère, parce qu’il y a parfois des casseurs qui mettent le feu. Même le lycée nous en avait donnés pour éteindre le feu ».

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