Ce modèle de démocratie directe, où le citoyen prend le pas sur les institutions judiciaires, séduit de plus en plus certaines figures politiques françaises en quête de légitimité populaire. Pour Sarah Knafo, il s’agit d’une manière de réhabiliter la souveraineté du suffrage universel face à une justice perçue, parfois à tort, comme instrumentalisée ou politisée.
Une posture à double tranchant

Mais cette prise de position n’est pas sans risque. En contestant la portée politique d’une condamnation judiciaire, Sarah Knafo s’inscrit dans une logique qui peut fragiliser la confiance dans l’État de droit. Si la justice est remise en question chaque fois qu’elle touche une personnalité politique influente, c’est l’équilibre même des pouvoirs qui est menacé.
