Les députés peuvent également bénéficier d’une indemnité journalière lorsqu’ils participent aux activités officielles du Parlement. Celle-ci sert à couvrir les dépenses occasionnées par leur présence à Bruxelles ou à Strasbourg, notamment l’hébergement, les repas et d’autres frais liés à leurs déplacements professionnels. Son versement dépend de la participation effective aux séances et peut être réduit en cas d’absences lors des votes.
Les voyages accomplis dans le cadre du mandat peuvent, eux aussi, faire l’objet d’une prise en charge ou d’un remboursement. Ces dispositifs correspondent à des dépenses engagées pour l’activité parlementaire et ne sauraient être intégralement assimilés à une rémunération individuelle, même s’ils restent financés par des fonds publics et soumis à des règles de contrôle.
Le budget des assistants ne revient pas à l’élue
Chaque eurodéputé dispose par ailleurs d’une enveloppe permettant de rémunérer ses collaborateurs. Cet argent est destiné aux assistants parlementaires accrédités, aux collaborateurs locaux ou à certains prestataires autorisés. Les sommes concernées ne sont pas directement versées au député pour son usage personnel, mais servent à financer le personnel nécessaire à l’exercice de son mandat.
Les assistants contribuent notamment à la préparation des dossiers législatifs, au suivi des commissions, à la rédaction d’amendements, à l’organisation des rendez-vous et aux relations avec les citoyens. Décrire cette enveloppe comme un avantage financier personnel accordé à Manon Aubry reviendrait donc à confondre le budget de fonctionnement d’une équipe parlementaire avec le revenu de l’élue.

