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14 septembre 2026

« Mais va te faire f…! » : Corinne Masiero hausse le ton face à Audrey Crespo-Mara

Une prise de conscience brutale à l’école

L’actrice raconte ensuite un moment charnière : son arrivée au collège. Elle y découvre violemment le mépris de classe, en réalisant que son patois, si naturel dans son village, est jugé « sale » par certains enseignants. Ce rejet linguistique, profondément humiliant, a laissé une trace durable. Apprendre soudain que sa manière de parler la rendrait “indigne” ou inférieure a constitué pour elle un véritable choc culturel, révélant une hiérarchie sociale qu’elle ignorait jusqu’alors.

Le poids du mépris dans la construction personnelle

Ce sentiment d’infériorité imposée réapparaît lorsqu’elle évoque la manière dont les élites perçoivent les milieux populaires. Corinne Masiero raconte avoir grandi dans un monde considéré comme “moins que rien”, où les habitants du village, les familles ouvrières et leurs enfants étaient dénigrés sans nuance. Elle raconte avec émotion combien cette stigmatisation, reçue « dans les dents », marque pour longtemps et nourrit un rapport douloureux à soi-même. Cette violence sociale, dit-elle, continue de modeler durablement ceux qui la subissent.

Une colère assumée contre le regard condescendant

L’entretien atteint son intensité maximale lorsqu’elle évoque les remarques sur l’accent méridional. Elle dénonce la condescendance qui consiste à trouver “mignon” un accent tout en méprisant ceux qui le portent, une attitude qu’elle renvoie avec dureté et franchise. Son agacement éclate lorsqu’elle lâche, excédée : « Va te faire foutre ». Un cri du cœur, dirigé non contre l’intervieweuse, mais contre un système de jugements dévalorisants qu’elle combat depuis l’enfance.

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