Un enjeu maritime colossal
Au-delà de la symbolique territoriale, les îles Matthew et Hunter représentent un enjeu maritime majeur. Leur rattachement à la France confère à celle-ci une zone économique exclusive estimée à près de 350 000 km². Renoncer à ces îlots signifierait donc perdre un vaste espace maritime, avec les ressources potentielles et l’influence géopolitique qui l’accompagnent dans une zone déjà très convoitée.
Parmi les voix les plus virulentes figure celle de Florian Philippot, ancien député et figure souverainiste. Il dénonce fermement l’évolution des négociations, estimant qu’elles fragilisent la position de la France dans le Pacifique. Selon lui, la revendication du Vanuatu ne serait pas uniquement motivée par des considérations locales, mais s’inscrirait dans un jeu d’influences internationales bien plus large.
Des ingérences étrangères pointées du doigt

Florian Philippot affirme que la question des îles est instrumentalisée par des puissances étrangères, évoquant l’influence supposée de pays comme la Chine, l’Australie ou encore les États-Unis. Il établit également un lien avec les mouvements indépendantistes en Nouvelle-Calédonie, qu’il décrit comme minoritaires mais soutenus, selon lui, par des intérêts extérieurs cherchant à affaiblir la présence française dans la région.
Pour l’ancien député, Emmanuel Macron n’aurait aucune légitimité pour engager une telle cession territoriale. Il estime que ni les référendums organisés en Nouvelle-Calédonie, ni la volonté du peuple français ne vont dans ce sens. Plus encore, il invoque la Constitution, rappelant que le chef de l’État est censé garantir l’intégrité du territoire national, et non en organiser le démantèlement.
La charge de Florian Philippot prend une tournure particulièrement radicale, allant jusqu’à appeler à la destitution du président de la République. Convaincu qu’Emmanuel Macron « ne travaille pas pour la France », il réclame le maintien sans concession des îles Matthew et Hunter dans le giron français. Une position tranchée qui illustre la violence du débat politique suscité par ce dossier encore loin d’être clos.
