Malaise et désarroi dans la majorité

Face à ce tumulte, la majorité macroniste tente de sauver les apparences. Éléonore Caroit, députée Ensemble, confie son “inquiétude” :
« On assiste à un spectacle que nous n’avons pas choisi. Notre groupe veut continuer à travailler, pas à s’entre-déchirer. »
Même ton inquiet du côté du gouvernement démissionnaire. Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition écologique, appelle au “ressaisissement collectif” :
« Comme beaucoup d’entre vous, je désespère de ce cirque où chacun joue son rôle sans assumer ses responsabilités. »
Son message vise clairement à dénoncer les calculs politiciens, alors que le pays est désormais sans Premier ministre effectif.
L’opinion publique désabusée et un président acculé
Cette nouvelle crise politique, la quatrième depuis 2022, met Emmanuel Macron au pied du mur. Ses marges de manœuvre sont quasi nulles :
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Nommer un nouveau Premier ministre risquerait d’attiser la colère du Parlement ;
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Dissoudre l’Assemblée exposerait la majorité à une débâcle électorale ;
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Et démissionner reviendrait à acter l’échec total de son second quinquennat.
L’opposition, toutes tendances confondues, appelle désormais à un retour aux urnes, chacun espérant en tirer avantage. Mais dans les couloirs de l’Élysée, une seule question hante les esprits : la Ve République peut-elle encore tenir ?
