Elle s’interroge aussi: « C’est un gamin de 15 ans, pourquoi on s’en prend comme ça à des enfants? » Selon elle, « beaucoup de mensonges circulent » autour de ce qui est arrivé à son fils.
Une grenade lancée, selon sa mère, qui annonce une plainte
La mère affirme que son fils a été touché avec « une arme de guerre » et que « ce n’est pas normal que l’on utilise ça ». À ses yeux, il n’aurait pas ramassé la grenade: on la lui aurait lancée.
Elle décrit un adolescent « calme » et « sans histoire », et annonce son intention de porter plainte dans les prochaines heures.
Dans le lycée de l’élève, à Lens, une cellule psychologique est toujours activée. La rectrice de l’académie était présente mercredi avec les lycéens pour échanger.
Laurent Nuñez suspend les grenades assourdissantes pour le mouvement lycéen
Le ministre de l’Intérieur a annoncé mercredi sur RTL la suspension de leur usage « pour le mouvement lycéen ». « Je suspends leur usage pour le mouvement des lycéens tant que la lumière n’a pas été faite sur ce qui s’est passé dans cette affaire », a-t-il expliqué.
Il a insisté sur le périmètre de la mesure: « Uniquement pour le mouvement lycéen, le temps de comprendre ce qui s’est passé. »
Un télégramme de la police nationale suspendait déjà la grenade ASSD
Dans un télégramme daté de mardi et consulté par l’AFP, le directeur général de la police nationale, Louis Laugier, a informé ses troupes de la suspension de l’usage de la grenade assourdissante ASSD. Cette grenade pourrait être impliquée dans l’incident de Lens.
