Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 s’annonce comme l’un des plus sensibles du quinquennat. Au-delà du doublement des franchises médicales déjà annoncé, le gouvernement prévoit désormais d’élargir leur champ d’application aux soins dentaires et aux dispositifs médicaux, une mesure qui pourrait peser davantage sur le portefeuille des patients.
Jusqu’ici, les franchises médicales concernaient principalement les consultations chez les médecins, les examens de laboratoire ou encore les médicaments. Mais selon l’article 18 de l’avant-projet révélé par Contexte, le gouvernement souhaite inclure désormais les dispositifs médicaux — comme les lunettes, les pansements, les orthèses ou encore les préservatifs — ainsi que les soins dentaires.
Cette extension vise, selon l’exposé des motifs, à “corriger une incohérence du système”, certains actes de santé échappant encore aux participations forfaitaires sans raison jugée valable. En clair, un patient paiera deux euros de reste à charge pour chaque dispositif médical prescrit, comme c’est déjà le cas pour les médicaments.


