De son côté, l’administration affirme que le régime de fouilles appliqué est identique à celui des autres détenus et que le suivi médical est assuré de manière régulière, sous le contrôle du personnel soignant et dans le respect du secret médical.
La question sensible de la confidentialité avec l’avocat

Un autre point soulevé par la défense concerne la confidentialité des échanges. Me Debuisson affirme qu’un surveillant aurait évoqué auprès de son client des éléments issus d’un entretien confidentiel tenu au parloir. Un fait qu’il qualifie de « gravissime » et contraire aux droits de la défense.
L’administration pénitentiaire réfute catégoriquement cette accusation. Elle assure que les parloirs avocats ne sont équipés d’aucun dispositif d’écoute et qu’il est techniquement impossible d’entendre les conversations qui s’y tiennent.
Une menace de boycott du procès en appel
Estimant qu’il lui est impossible de préparer correctement la défense dans ces conditions, l’avocat menace de ne pas se rendre au procès en appel, tout comme son client. Il réclame le transfert de Cédric Jubillar vers un quartier dit « vulnérable », jugé plus adapté.
L’administration, pour sa part, justifie le maintien à l’isolement par des impératifs de sécurité. Elle affirme que cette mesure serait la seule capable de garantir l’intégrité du détenu, en raison des menaces liées à la médiatisation de l’affaire.
