Pendant ces minutes d’enfer, les secours se précipitent vers Escrennes. Le père compose le 15 entre deux assauts du chien. « Venez vite, mon fils… », parvient-il à articuler au téléphone.
Les pompiers arrivent en urgence. Ils découvrent le père en sang, épuisé par son combat, et l’enfant inconscient. Immédiatement, ils entament un massage cardiaque. Chaque compression sur ce petit torse, chaque insufflation, porte l’espoir fou de ramener la vie.
Mais les blessures sont trop importantes. Malgré l’acharnement des secours, malgré leur expertise, rien n’y fait. La jeune victime décède sur place, terrassée par la violence inouïe de l’animal familial. Un drame qui brise une famille à jamais.

L’Enquête Judiciaire Et Les Zones D’Ombre
Dans ce chaos émotionnel, la machine judiciaire se met en marche. Le père, encore sous le choc de la perte de son enfant, est brièvement placé en garde à vue. Une procédure qui ajoute à sa douleur mais que la loi impose dans ce type de drame.
Les gendarmes de la brigade de recherche de Pithiviers ouvrent une enquête pour homicide involontaire. Leur mission : déterminer les responsabilités dans cette tragédie qui frappe Escrennes. Les premières déclarations du père interpellent les enquêteurs. « Il n’avait jamais mordu auparavant », assure-t-il au sujet de son Rottweiler.
