De Bercy à Matignon
Élu député de Paris en 1986, il devient ministre de l’Économie dans le gouvernement Chirac. Il conduit alors une importante politique de privatisations, concernant notamment TF1 et la Société générale, tout en cherchant à réduire les dépenses publiques.
Après la victoire de la droite aux législatives de 1993, Jacques Chirac préfère préparer la présidentielle et laisse Matignon à son allié. Édouard Balladur devient Premier ministre et nomme notamment Nicolas Sarkozy, François Fillon, Charles Pasqua et Simone Veil dans son gouvernement.
À la tête de l’exécutif, il poursuit les privatisations et réduit l’impôt sur le revenu. Son gouvernement réforme également les retraites du secteur privé, faisant passer progressivement la durée de cotisation nécessaire de 37,5 à 40 années pour obtenir une pension à taux plein.
La présidentielle de 1995 brise son alliance avec Chirac
Très populaire au début de son passage à Matignon, Édouard Balladur décide finalement de se présenter à l’élection présidentielle de 1995. Cette décision provoque une rupture spectaculaire avec Jacques Chirac, lui aussi candidat et jusque-là considéré comme son principal allié politique.
La campagne tourne cependant à l’avantage de Jacques Chirac. Avec environ 18,5 % des suffrages, Balladur termine troisième au premier tour et appelle ensuite à voter pour son ancien compagnon politique, qui remporte l’élection face à Lionel Jospin.
Cette confrontation laisse des traces profondes au sein de la droite. Malgré son poids politique et son résultat à la présidentielle, Édouard Balladur ne retrouvera jamais une place aussi importante sur le devant de la scène nationale.
Un dernier rôle auprès de Nicolas Sarkozy
Après un échec aux élections régionales d’Île-de-France en 1998, Édouard Balladur conserve son mandat de député de Paris jusqu’en 2007. Cette année-là, Nicolas Sarkozy, devenu président de la République, lui confie une mission sur la modernisation des institutions françaises.


