Cette transcription permet ainsi à leur mariage célébré à l’étranger d’être reconnu par l’administration française. Pour leur avocate, Me Vanessa Edberg, cette union marque l’aboutissement d’une démarche engagée plusieurs années auparavant.
L’avocate insiste notamment sur la dimension personnelle et familiale de l’affaire, estimant que le couple a parfois été réduit à un symbole dans les débats autour de l’immigration et des obligations de quitter le territoire français.
Robert Ménard avait refusé de célébrer leur union en 2023
L’origine du dossier remonte au 7 juillet 2023. Robert Ménard, maire de Béziers, avait décidé de ne pas célébrer le mariage prévu entre Eva et Mustapha, alors même que la justice avait donné son feu vert à la cérémonie.
Le statut administratif du futur époux se trouvait au centre de la controverse. Mustapha était alors en situation irrégulière sur le territoire français et faisait l’objet d’une obligation de quitter le territoire, communément appelée OQTF. Robert Ménard avait considéré que cette situation justifiait son refus de procéder au mariage.
Le maire conteste toutefois avoir fondé sa décision sur l’idée que le couple aurait organisé un mariage frauduleux. Interrogé par BFMTV, il affirme ne s’être jamais prononcé sur la réalité des sentiments entre Eva et Mustapha.
Selon sa version, son opposition reposait exclusivement sur la situation administrative du jeune homme et sur l’OQTF dont celui-ci faisait l’objet. Cette justification se trouve désormais au cœur de la procédure judiciaire engagée après son refus de célébrer l’union.
L’avocate du couple rappelle la dimension humaine de l’affaire
Après l’annonce du mariage célébré en Algérie, Me Vanessa Edberg a exprimé sa satisfaction de voir Eva et Mustapha parvenir finalement à officialiser leur relation. Elle rappelle que le dossier concerne avant tout deux personnes souhaitant construire une vie commune, au-delà des controverses politiques auxquelles leur histoire a donné lieu.


