Suivez-nous
20 août 2026

LFI : Désarmer la police municipale et supprimer la vidéosurveillance ? Les propos de Mathilde Panot créent la polémique

Publicité

Invitée dimanche soir sur BFM, la présidente du groupe parlementaire de La France insoumise n’a pas esquivé les questions sensibles. Interrogée sur l’éventualité qu’un maire LFI désarme la police municipale, Mathilde Panot a répondu sans détour : « Oui », confirmant qu’un tel choix ferait partie intégrante de leur politique locale. Elle a ensuite précisé qu’elle militerait pour la réintégration des agents municipaux dans les effectifs de la police nationale, dans une logique de recentralisation des forces de l’ordre.

Sur la question de la vidéosurveillance, la députée s’est montrée tout aussi claire : « Je n’y suis pas favorable », affirmant que les caméras n’avaient « jamais prouvé leur utilité » en matière de prévention ou de résolution des délits. Ces prises de position, jugées radicales par ses opposants, ont immédiatement suscité un torrent de réactions.

Une onde de choc politique

Dès la fin de l’émission, des responsables de tous bords ont dénoncé ce qu’ils considèrent comme une mise en danger de la sécurité publique. Le ministre de la Justice Gérald Darmanin a été l’un des premiers à réagir sur X, exprimant son « absolu désaccord » avec les propos de la députée insoumise.

François-Noël Buffet, président LR de la commission des lois au Sénat, a dénoncé sur BFM une déclaration « scandaleuse et irresponsable », qui trahirait les attentes des citoyens en matière de sécurité. Dans la même veine, Valérie Pécresse a accusé LFI de « faire le choix de l’insécurité dans nos communes », tandis qu’Olivier Dussopt, ancien ministre du gouvernement Macron, a jugé cette prise de position « méprisante envers les victimes de la délinquance ».

Le RN en embuscade

Sans surprise, le Rassemblement national s’est également engouffré dans la polémique, par la voix du député Julien Odoul. Invité sur CNews/Europe 1, ce dernier a accusé LFI d’être devenu « le parti des voyous et le parti des racailles », une formule volontairement provocatrice, destinée à renforcer son positionnement sécuritaire auprès de l’électorat.

Publicité
Partager sur Facebook