Les autorités assurent notamment que l’Agence conserverait les ressources nécessaires pour poursuivre ses missions et honorer ses engagements après cette opération.
Cette analyse ne convainc toutefois pas les représentants du tourisme. Ces derniers estiment qu’une réduction aussi importante des réserves pourrait avoir des conséquences sur les capacités d’intervention de l’organisme à moyen terme.

Près de 5 millions de bénéficiaires concernés par le dispositif
L’importance économique des chèques-vacances explique en partie les inquiétudes exprimées par les professionnels. En 2025, environ 4,8 millions de salariés et de travailleurs indépendants ont bénéficié de ce moyen de paiement.
D’après les données communiquées par l’ANCV, 1,75 milliard d’euros ont été remboursés au titre des chèques-vacances cette même année, contribuant ainsi à soutenir l’activité touristique sur le territoire français.
L’Agence intervient également auprès des publics rencontrant des difficultés pour partir en vacances. Son programme d’aide au départ a permis à près de 300 000 personnes de bénéficier d’un séjour, selon son dernier bilan annuel.
C’est précisément cette dimension sociale qui préoccupe la Confédération des acteurs du tourisme (CAT). L’organisation considère que les politiques publiques devraient avant tout préserver la capacité des ménages modestes à partir en vacances.
De son côté, le GHR souligne que les établissements touristiques pourraient également ressentir les effets d’une éventuelle diminution des aides, dans un contexte où les dépenses de loisirs restent sensibles aux contraintes budgétaires des consommateurs.
Des aides aux vacances potentiellement fragilisées dès 2028

Selon les projections avancées par le GHR, le prélèvement de 125 millions d’euros pourrait conduire à l’épuisement des réserves de l’ANCV à la fin de l’année 2029.
