Du côté d’El Molar, près de Madrid, une autre piste émerge. Le terrain serait même déjà identifié selon les initiateurs du projet. Problème : la mairie locale reste muette et n’a toujours pas confirmé son implication.
Ces tâtonnements révèlent l’ampleur vertigineuse du défi. Car ce « Toro de España » ne serait pas n’importe quelle statue. Avec ses 300 mètres projetés, il dépasserait largement la Sagrada Familia de Barcelone et ses 172 mètres. La Statue de la Liberté, avec ses 93 mètres, ferait figure de naine à côté.
L’objectif affiché ? Dépasser les 312 mètres de la tour Eiffel sans son antenne. Une ambition démesurée qui nécessite des fondations solides, bien au-delà des simples déclarations d’intention. Or, pour l’instant, le projet navigue encore à vue entre promesses politiques et réalités administratives.

Un Chantier Sans Fondations Face Au Rejet Populaire
Ces réalités administratives ne sont que la partie visible de l’iceberg. Car derrière l’effet d’annonce se cache un projet aux fondations pour le moins fragiles. Aucune étude d’impact environnemental n’a été menée. Le financement reste un mystère total. Quant à l’architecte qui devra relever ce défi technique titanesque, il n’est même pas encore choisi.
L’Académie de tauromachie navigue à vue, multipliant les projections 3D spectaculaires sans avoir résolu les questions les plus élémentaires. Comment ériger 300 mètres de métal sans terrain défini ? Comment attirer les investisseurs sans plan technique crédible ?
