La maire insiste également sur le fait que cette mesure ne traduit pas une hostilité envers les animaux. Elle-même propriétaire de chiens, elle se présente comme particulièrement attachée à leur bien-être.
La commune entretient par ailleurs un partenariat avec l’association 30 Millions d’Amis. Pour l’élue, l’enjeu consiste à maintenir un équilibre entre la présence des animaux, leurs besoins et le droit des habitants à profiter normalement de leur domicile.
Quelques semaines seulement après l’entrée en vigueur du dispositif, la maire affirme avoir déjà constaté une amélioration. Des habitants lui auraient signalé que les nuisances nocturnes avaient diminué et que le niveau sonore était redevenu plus supportable.
Une amende de 135 euros que la maire espère ne pas appliquer
Même si l’arrêté permet désormais de sanctionner les propriétaires concernés, Marie-Hélène Audebert affirme que son objectif reste avant tout préventif. Elle espère ainsi que la simple existence d’une possible amende encouragera les propriétaires à prendre les mesures nécessaires.
La maire dit d’ailleurs souhaiter ne jamais avoir à utiliser effectivement la sanction financière. Selon elle, les premiers résultats observés depuis l’instauration de l’arrêté montrent que le rappel des responsabilités peut déjà suffire à modifier certaines situations.
La question de l’éducation canine s’est rapidement invitée dans le débat. Plusieurs intervenants interrogés sur RMC ont estimé qu’un travail avec l’animal pouvait permettre de réduire certains aboiements excessifs.
Une bénévole associative a notamment rappelé que l’éducation d’un chien nécessite du temps, de la régularité et un apprentissage adapté, regrettant que certains animaux soient parfois abandonnés lorsque leurs propriétaires ne parviennent pas à gérer leurs comportements.
D’autres témoignages ont cependant souligné la difficulté d’établir précisément la limite entre un comportement normal et une véritable nuisance. Un chien peut naturellement aboyer pour communiquer, signaler une présence, exprimer de l’excitation ou réagir à son environnement.
Dans le cadre de l’arrêté municipal, ce sont donc principalement la répétition et la durée des nuisances qui sont mises en avant, plutôt que le simple fait qu’un animal aboie occasionnellement.
Les colliers anti-aboiements provoquent un débat
La recherche de solutions a également suscité une controverse autour des colliers anti-aboiements. Marie-Hélène Audebert a estimé que certains dispositifs de ce type pouvaient constituer une possibilité pour les propriétaires confrontés à des aboiements persistants.

