
L’ARS peut se prononcer en cas de désaccord.
Aujourd’hui encore, certains « carabins » (étudiants en médecine) demeurent accrochés aux représentations coquines et grotesques d’une tradition dont l’origine et la signification ont été décrites dans plusieurs ouvrages. On trouve encore des « fresques carabines » à caractère sexuel au sein de certains établissements.
Notant l’absence de consensus sur le sujet, le ministère de la Santé demande aux hôpitaux concernés d' »organiser le retrait de toutes les fresques pornographiques et sexistes dans un délai permettant la concertation » avec le personnel soignant. En cas de désaccord persistant, ce sont les agences régionales de santé qui pourront « imposer » le retrait de ces peintures.
Sollicité par l’AFP, le syndicat national des internes (Isni) ne se prononce pas contre ces directives mais demande que « des moyens soient dégagés » afin d’assurer la conservation des fresques d’intérêt patrimonial, par exemple au sein des musées hospitaliers, comme cela existe déjà.
Au-delà, « nos salles de garde doivent rester des lieux de vie : ces rares endroits où les internes peuvent exorciser un quotidien qui n’est pas facile ne doivent pas être aseptisés », insiste Olivia Fraigneau, présidente d’Isni.
Cette responsable appelle surtout les autorités à « saisir l’opportunité de rénover enfin les internats et ne plus ignorer les conditions désastreuses dans lesquelles sont logés les internes ».
