Au fil du temps, cette couche graisseuse retient de nombreux autres déchets du quotidien, comme les miettes alimentaires, les restes de sauces ou encore le marc de café. Ces résidus s’agglomèrent progressivement pour réduire le diamètre des canalisations, ralentissant ainsi l’écoulement normal de l’eau.
Les premiers signes apparaissent généralement sous la forme d’un évier qui se vide plus lentement, d’odeurs persistantes provenant des canalisations ou encore de bruits inhabituels lors de l’évacuation de l’eau. Dans les cas les plus avancés, l’eau peut finir par stagner et nécessiter une intervention pour déboucher les conduites.
Les « fatbergs », un problème majeur pour les réseaux d’assainissement
À plus grande échelle, ces dépôts graisseux donnent naissance à ce que les spécialistes appellent des « fatbergs ». Ce terme désigne d’immenses blocs solides composés d’un mélange de graisses, d’huiles et de différents déchets accumulés dans les égouts.
Les services d’assainissement utilisent également l’acronyme FOG (Fats, Oils and Grease) pour désigner l’ensemble des graisses et huiles responsables de ces accumulations. Lorsque ces matières se mélangent à d’autres déchets, elles forment des masses extrêmement compactes pouvant obstruer totalement les conduites souterraines.

Selon les informations rapportées par The Mirror, ces bouchons géants peuvent provoquer des inondations de logements, des débordements d’eaux usées dans les cours d’eau et favoriser le développement de certaines bactéries, tout en générant des coûts de nettoyage qui se chiffrent en millions d’euros pour les collectivités.
