Une scène tournée de deux façons à la demande de Safy Nebbou
Dans les dernières parties du récit, Jocelyne apparaît chez elle alors que sa petite-fille joue du violoncelle.
La première version de cette scène, prévue dans le scénario, montrait le personnage occupé à coudre, progressivement apaisé par la musique.
Le son de l’instrument et la présence de sa petite-fille devaient symboliser la transmission entre les générations et la possibilité de retrouver un instant de sérénité.
Mais après avoir tourné cette première interprétation, le réalisateur Safy Nebbou a demandé à Alix Poisson d’essayer une seconde version.
Cette fois, la musique ne devait plus seulement apporter du réconfort à Jocelyne. Elle devait également réveiller les souvenirs de son fils disparu.
Dans cette nouvelle approche, le personnage se met à pleurer silencieusement en écoutant le violoncelle, laissant apparaître une tristesse toujours présente malgré les années.
Alix Poisson raconte que cette émotion s’est manifestée naturellement pendant le tournage.
Alors qu’elle aurait pu redouter une scène nécessitant de pleurer sur commande, la comédienne explique avoir simplement écouté la musique et réagi à ce qu’elle ressentait dans l’instant.
Les deux versions ont ainsi été enregistrées, offrant au réalisateur deux manières différentes de représenter les émotions du personnage.
