
Une convention jugée insuffisante
Toutefois, pour le syndicat (affilié à la CFDT), le groupement des chauffeurs indépendants de Lyon (Acil) et FO (32,1% à eux trois), cette entente ne suffit pas. Ce nouveau tarif minimum » ne modifiera rien à l’activité quotidienne » des chauffeurs, a ainsi dénoncé l’Union dans un communiqué.
» Les VTC refusent majoritairement les « petites courses » considérées comme non rentables au regard de la hausse du carburant et des conditions de circulation « , explique le syndicat.
Du côté d’Uber, dont la rémunération minimale par course est actuellement de 6 euros, on se félicite de cet accord même si « beaucoup de ces courses ont été refusées, car pas assez rentables », approuve avec l’Agence France-Presse (AFP) Laureline Seyries, directrice générale d’Uber France.

Depuis le mois de mai dernier, l’Autorité de régulation des plateformes d’emploi (Arpe), récemment créée, est supposée organiser le dialogue social dans le secteur des chauffeurs de VTC et de la livraison de repas, très déficitaire en termes de droits sociaux. Les premiers scrutins organisés au printemps 2022 ont rencontré un très léger succès avec seulement 1,83% de participation chez les conducteurs livreurs et 3,91% chez les VTC.
