Une succession de négligences dénoncée par la famille

Pour la famille, cette faute est d’autant plus grave que l’enfant aurait mis vingt minutes à être intubé après son arrêt cardiaque, un délai jugé intolérable par la mère. La surdose est administrée une dernière fois le 3 mars, peu avant 21 heures. À 21h02, De’Markus s’effondre : son cœur cesse de battre. Réanimé de justesse, il survit mais reste plongé dans un état neurologique catastrophique, marqué par des crises d’épilepsie et de multiples complications.
Deux semaines d’acharnement avant une décision déchirante
Placée sous assistance vitale, l’enfant lutte pendant quinze jours. Malgré les interventions, son cerveau est irrémédiablement endommagé, conséquence directe de la surdose. Le 18 mars 2024, sa famille, épuisée et dévastée, prend la décision la plus douloureuse : le laisser partir. Dominique Page estime aujourd’hui que son fils est mort à cause d’une erreur “bâclée”, “inexcusable” et “entièrement évitable”.
