
Entre usages républicains, volontés familiales et fractures politiques persistantes, la décision de l’Élysée de proposer — puis d’abandonner — une cérémonie d’envergure révèle les lignes de tension qui entourent encore l’icône.
Au lendemain du décès de Brigitte Bardot, survenu à l’âge de 91 ans, l’Élysée a pris l’initiative de contacter la famille afin d’évoquer l’organisation d’un hommage. Selon un proche de Emmanuel Macron, interrogé par l’AFP, un échange a bien eu lieu, sans que les proches ne souhaitent y donner suite. L’entourage présidentiel rappelle que ce type de décision se prend « d’un commun accord », conformément à une pratique institutionnelle établie.
Des appels politiques à un hommage national

La disparition de l’ancienne actrice a relancé le débat sur l’opportunité d’un hommage d’État. Eric Ciotti a ainsi plaidé pour une cérémonie nationale, évoquant le précédent de Johnny Hallyday en 2017. Une position qui n’a toutefois pas fait consensus. Olivier Faure, tout en saluant « une actrice iconique », a estimé que les hommages nationaux devaient être réservés à des « services exceptionnels à la Nation », jugeant que Brigitte Bardot s’était éloignée des valeurs républicaines.
L’Élysée écarte toute présence présidentielle aux obsèques
Dans ce contexte, la présidence a confirmé qu’Emmanuel Macron ne se rendrait pas aux obsèques, prévues le 7 janvier à Saint-Tropez. Un choix cohérent avec la volonté de la famille d’une cérémonie intime, loin des symboles nationaux. La relation entre l’actrice et le chef de l’État avait d’ailleurs été marquée par des tensions publiques : en 2023, Brigitte Bardot lui avait adressé une lettre particulièrement virulente dénonçant, selon elle, son inaction face à la souffrance animale.
