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28 août 2026
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Légionellose en Savoie : 48 cas, le brumisateur mis en cause

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Deux personnes âgées de plus de 80 ans sont décédées. L’un de ces décès a été relié à une contamination provenant d’un réseau d’eau privé. Les deux décès ne peuvent donc pas être automatiquement attribués au restaurant identifié pendant l’enquête, même si l’une des personnes concernées avait fréquenté cet établissement.

Face à cette concentration inhabituelle de malades, l’Agence régionale de santé Auvergne-Rhône-Alpes et Santé publique France ont lancé des investigations épidémiologiques, environnementales et microbiologiques. Les recherches se sont principalement concentrées sur l’ouest du département et le bassin de Chambéry, fréquentés par une grande partie des patients.

Près d’une cinquantaine de prélèvements ont été réalisés dans différents sites susceptibles d’abriter la bactérie. Les enquêteurs ont notamment contrôlé des réseaux d’eau d’immeubles, des tours aéroréfrigérantes, des commerces et plusieurs établissements recevant du public.

Trente patients avaient fréquenté le même restaurant

Les malades ou leurs proches ont été interrogés sur leurs déplacements et leurs activités au cours des deux semaines précédant les premiers symptômes. Ce travail a révélé que 30 des 48 personnes atteintes avaient fréquenté le même restaurant de Chambéry.

Ces 30 malades représentaient environ 75 % des cas ayant résidé ou séjourné dans le bassin chambérien. La répétition de cette exposition commune a conduit les enquêteurs à examiner attentivement les équipements présents dans l’établissement, notamment une rampe de brumisation installée à proximité des buffets.

Santé publique France considère qu’un lien épidémiologique est établi entre la fréquentation du restaurant et ces 30 contaminations. Cette formulation signifie que les informations recueillies auprès des patients font apparaître une association suffisamment forte. Elle ne signifie pas que la bactérie a été directement isolée dans le brumisateur.

Les prélèvements effectués sur l’installation n’ont effectivement pas retrouvé de légionelles. Plusieurs éléments complémentaires renforcent toutefois l’hypothèse du brumisateur : quatre souches cliniques prélevées chez des clients malades présentaient une grande proximité génétique et le délai entre leur passage dans l’établissement et le début des symptômes correspondait à la période habituelle d’incubation.

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