Une fausse vidéo largement diffusée sur les réseaux sociaux a conduit l’eurodéputé à dénoncer une opération de déstabilisation à l’approche de l’élection présidentielle de 2027.
L’affaire a débuté avec la diffusion d’une vidéo présentée comme un contenu journalistique, reprenant les codes visuels de plusieurs médias français connus. Selon Raphaël Glucksmann, il s’agissait d’un faux document destiné à faire croire que sa compagne, la journaliste Léa Salamé, aurait favorisé sa future candidature à l’élection présidentielle de 2027.
Dans cette vidéo, de fausses accusations de corruption étaient formulées, affirmant que Léa Salamé aurait cherché à influencer plusieurs médias afin d’améliorer l’image publique de l’eurodéputé. Les personnes et médias dont l’identité a été utilisée ont rapidement démenti ces affirmations, dénonçant une manipulation.
Une opération attribuée à un groupe lié à la Russie

Raphaël Glucksmann affirme avoir été informé par les autorités françaises que cette campagne de désinformation serait attribuée au groupe Storm-1516, présenté comme un réseau agissant pour le compte des services de renseignement militaires russes. Selon lui, cette opération aurait été identifiée et retracée par les services compétents.
L’élu estime que cette action s’inscrit dans une stratégie plus large d’ingérence numérique, visant notamment les personnalités politiques pro-européennes à l’approche des prochaines échéances électorales. Il considère cette campagne comme un premier avertissement avant d’éventuelles nouvelles tentatives de déstabilisation.
