Alors que les auditeurs et collègues proches pleurent ce duo historique, d’autres, anciens de France Inter, ont accueilli l’annonce avec une ironie mordante. Sur Radio Nova, dans leur émission dominicale La Dernière, Guillaume Meurice, Aymeric Lompret, Juliette Arnaud et Pierre-Emmanuel Barré n’ont pas mâché leurs mots.
Les piques ont fusé, mêlant satire politique et moquerie du style d’interview propre à Salamé, perçu par certains comme artificiel ou consensuel. « Si vous étiez un fruit à coque… », a ironisé Meurice, caricaturant son ton. Barré, quant à lui, n’a pas épargné son compagnon Raphaël Glucksmann, insinuant que leur présence croisée dans l’espace médiatique et politique constituait une forme de verrouillage du débat. « Le pire ‘tu préfères’ au monde », a-t-il lancé avec acidité.
Une transition sous haute tension

Ces critiques, bien que féroces, témoignent surtout de la place centrale qu’occupe Léa Salamé dans le paysage audiovisuel. Aimée par certains pour son professionnalisme et son audace, moquée par d’autres pour son style d’interview parfois jugé trop formaté, elle ne laisse personne indifférent.
Et si son départ provoque autant de remous, c’est parce qu’il symbolise un changement d’ère à France Inter, mais aussi un passage vers une nouvelle exposition médiatique, où elle devra convaincre dans un tout autre registre : le 20h, ce rendez-vous sacré de l’information télévisée.
Reste à savoir si l’alchimie de la matinale survivra à cette rupture, et si Nicolas Demorand acceptera de tenir seul la barre. Une chose est sûre : le duo Salamé-Demorand a durablement marqué les esprits, et son éclatement ne se fait pas sans fracas.
