Suivez-nous
14 septembre 2026

Le restaurant L’Entrecôte, célèbre pour sa « sauce secrète », épinglé pour avoir menti à ses clients pendant des années

L’emblématique restaurant lyonnais a été condamné pour « pratiques commerciales trompeuses » après avoir abusivement utilisé la mention « fait maison ». Une affaire qui interroge sur la transparence des établissements pourtant auréolés de labels prestigieux.

En août 2022, les inspecteurs de la Direction départementale de la protection des populations (DDPP) ont mené un contrôle au sein du célèbre restaurant. Leurs conclusions ont de quoi surprendre : plusieurs plats présentés comme “faits maison” provenaient en réalité de produits industriels ou surgelés. Crème anglaise prête à l’emploi, chantilly issue d’une base sucrée, fruits au sirop, pain surgelé, glaces commerciales… Les factures et fiches recettes examinées ont confirmé les soupçons.

Une révélation d’autant plus dérangeante que L’Entrecôte affiche fièrement depuis 2017 le titre de “Maître Restaurateur”, un label censé garantir une cuisine élaborée à partir de produits bruts. Ce statut, censé inspirer confiance, se retrouve aujourd’hui éclaboussé par le scandale.

Une direction abasourdie par les accusations

À la barre, Corinne Gineste de Saurs, directrice de l’établissement, a tenté de défendre la réputation de la maison : « Nous utilisons ces produits depuis toujours, sans qu’aucun contrôle ne nous ait jamais rien reproché », a-t-elle déclaré. Pour elle, le procès relève davantage d’un excès de zèle administratif que d’une véritable faute culinaire.

Elle déplore également l’incohérence des inspections : « Selon la ville ou la personne qui contrôle, les règles changent. » Sur le fond, la responsable assume certains choix : la crème chantilly “faite maison” ne serait pas en bombe, et la salade “cueillie chaque matin” ferait référence à l’approvisionnement local, non à une cueillette littérale. Des justifications jugées fragiles par le tribunal, mais qui traduisent la volonté de défendre une tradition plus qu’un mensonge.

Une image ternie malgré les ajustements

Publicité
Partager sur Facebook