Cette image saisit par sa cruauté. Un masque, symbole de protection contre la mort, accompagne une personne dans sa dernière demeure de fortune. L’immeuble, vidé progressivement de ses habitants, était devenu un refuge pour les invisibles de la société.
« Le cagibi avait été transformé en squat », révèlent les sources policières. La victime bisontine, comme la Parisienne, appartenait à cette population marginalisée, confrontée à l’extrême précarité. Deux femmes, deux cagibis, deux morts dans des conditions inhumaines.
Ces espaces exigus deviennent les derniers refuges des exclus. Quatre mètres carrés pour toute existence. Quatre-vingts centimètres de hauteur sous plafond pour dernier horizon. Ces « tombeaux » de fortune interrogent notre société : combien d’autres corps attendent d’être découverts dans l’ombre de nos immeubles ?
La répétition de ces drames révèle l’ampleur d’une détresse que les statistiques officielles ne saisissent pas. Derrière chaque découverte macabre se cache un parcours d’exclusion, une chute sociale ignorée de tous.
